Aux premiers instants de ma vie,
Vous m'avez prise entre vos bras ;
Depuis ce jour, Mère chérie,
Vous me protégez ici-bas.
Pour conserver mon innocence,
Vous m'avez mise en un doux nid,
Vous avez gardé mon enfance
A l'ombre d'un cloître béni.
Plus tard, aux jours de ma jeunesse,
De Jésus j'entendis l'appel !...
Dans votre ineffable tendresse,
Vous m'avez montré le Carmel.
« Viens, mon enfant, sois généreuse,
Me disiez-vous avec douceur ;
« Près de moi, tu seras heureuse,
« Viens t'immoler pour ton Sauveur. »