Je te cherche
Je nai pas de peuple
Pour crier vers Toi, Seigneur.
Je suis seul au fond de mon être.
Si je ne tabrite sous mon toit,
Seigneur, entreras-tu par la fenêtre ?
Je nai pas de lampe
Pour brûler mon huile, Seigneur.
La nuit dort en moi dun sommeil de cendres.
Jentends quon marche sur les tuiles,
Seigneur, est-ce le voleur qui vient me surprendre ?
Je nai pas de sable au désert qui brûle,
Seigneur,
Jai trop de buissons et de chênes-lièges,
Trop de résineux qui te dissimulent.
Et tu sais si bien déjouer mes pièges
Que je ne sais plus sil faut que je cherche,
Seigneur,
Dans le plus lointain horizon qui soit
Ou bien si tu perches à côté de moi.
Jef Mézil.